Ninousnini

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Chut...



 
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Samedi 22 mars 2008

Il y a des périodes où tout ce que j’entreprendrai pour moi-même ne sera que négatif. Il y a 3 ans, je vais chercher mes lunettes chez l’opticien, c’est un nouveau, celui que j’ai d’habitude a pris sa retraite. Au bout de 2 heures, je suis retournée le voir, pas moyen de voir correctement, ça me tourne trop, sous certains angles. Le mec me dit : « Le labo a fait une erreur, ça arrive, je les renvoie, revenez dans une semaine ». Une semaine après, j’ai mes nouveaux verres, ça avait l’air d’aller, seulement au bout de quelques temps, je remarque que je n’arrive pas bien à voir au loin, surtout la télé, j’étais obligée d’incliner un peu la tête, mais c’était minime… Je me suis dit : « C’est psychologique ». Je me suis fait à ce défaut…

Cette année, je décide d’aller consulter l’ophtalmo pour vérifier ma vue surtout, ayant une forte myopie et un léger stigmate, je dois faire gaffe. J’explique la mésaventure avec les lunettes, en lui disant que par moment c’est gênant et que je vois mieux avec mes lunettes de soleil qui ont été faites il y a 5 ans. Il me dit : « Il y a un léger défaut des verres ».

Bref… Je change d’opticien, je n’ai plus confiance à l’autre et je le sens mal. Je vais voir avec mon ordonnance un autre opticien et je lui explique aussi l’histoire des verres. Il les regarde et les observe avec un appareil et me fait lire une planche en même temps. De là il me dit : « Ce n’est pas étonnant, vos verres ne sont pas centrés par rapport à votre vue ». Donc ça vient bien de l’opticien.
Je choisis donc de nouvelles lunettes et de là, nous prenons la commande des verres. Les lunettes que j’ai actuellement (verres pas centrés), sont simples, ils sont amincis et incassables. Il me demande alors si je veux des anti-reflets, ce qui est bien surtout quand ont est derrière un écran. Il m’annonce le prix avec comme il dit le top du top et ensuite sans. Le prix de l'ancien opticien est exactement le même à quelques euros prés, seulement là... avec toutes les options, anti-reflets, anti-rayures, incassables, amincis. Je lui dis au mec et il n’en revient pas, il me dit même : « Je ne suis pas assez cher alors ! », avec un sourire.

Soit… Je me dis j’ai bien fait de changer et de plus il est sympa et met vite à l’aise. En même temps, ma grand-mère lui donne son ordonnance, elle a apporté son ancienne monture, elle souhaite la garder et mettre de nouveaux verres dessus. Le monsieur lui dit que c’est sans soucis, il fait selon la demande, alors que l’ancien opticien ne voulait pas remettre de nouveaux verres sur des anciennes montures, impossible disait-il.


J’ai attendu 3 semaines avant que les verres arrivent, alors qu’au bout d’une semaine ça devait être fait. J’appelle l’opticien, il me dit : « C’est bon, j’ai fait vos lunettes, par contre, je ne retrouve plus la monture de votre grand-mère, j’ai fouillé partout, je suis embêté, mais je vais encore chercher. » Je lui dis : « J’arrive dans ½ heure, d’ici là recherchez encore et je vous amène une autre monture au cas où… ».

J’arrive sur les lieux, les montures pas retrouvées, je voyais bien qu’il était embarrassé, je lui dis : « Ma grand-mère préfère les autres, essayez de les retrouver quand même ». Il me donne les nouvelles lunettes avec mes nouveaux verres. Je les mets et… De l’œil gauche, je vois tout trouble ! Impossible de voir quoi que ce soit. Le mec me dit : « restez avec une minute, il faut quelques fois du temps pour que la vue se fasse ». Non, mais là, je peux pas rester avec ça, je ne vois rien. Il prend mes anciennes lunettes et compare les verres. « Mais ça n’a rien avoir, c’est quoi ce truc ». Je repasse sur le tabouret, relire les lettres et de là il me met un appareil pour régler ma vue. L’ophtalmo s’est trompé dans son ordonnance… Aucun rapport avec la vue de mon œil gauche. L’opticien a donc rétabli l’ordonnance…
Une semaine après, je retourne le voir, donc hier. Il n‘avait toujours pas retrouvé la monture perdue. « Ça m’embête vraiment, j’ai tout retourné, j’ai rien vu. » Et nous avons encore cherché à deux dans le magasin, on a même cherché dans les tiroirs de bureau. Je lui dis en souriant « Vous avez des fantômes ici ? », il me dit que non, lol… Je ne suis pas trop croyante de ces trucs, mais ça m’a refait penser à il y a 3 ou 4 ans avant que j’arrête de fumer ; Il y a une période où mes briquets disparaissaient dans la nature, je n’étais pas une semaine sans en acheter de nouveaux et puis un jour, je les ai tous retrouvés dans la poche de mon manteau, il y en avait une dizaine, mon manteau pesait ! Bref…

Il voulait me donner une monture à ces frais, mais ne sachant pas si ça allait convenir à ma grand-mère, je lui ai dit de prendre la dernière monture donnée et de les poser dessus. Et puis, je voyais bien que tout ça mettait mal à l’aise le Monsieur. Il me dit : « Repassez dans une heure, vos lunettes et celles de votre grand-mère seront prêtes ». Je devais reprendre Félix, donc je lui dis ça sera pour demain après-midi.


Ce matin, je reçois un coup de fil. C’était lui, très embarrassé… sur mon répondeur. « Je vous rappelle car il m’arrive une chose incroyable. Votre verre a cassé ! Je suis désolé pour vous, je n’en reviens pas, vous n’avez pas de chance, vraiment, comme vous dîtes, il y a des périodes comme ça. Je repasse commande pour le votre. Les lunettes de votre grand-mère sont faites, encore désolé. »

J’hallucine ! Le truc de ouf, des verres incassables et le verre casse ! lol… Je vais finir par croire que je suis maudite.

Boum !

par Sév publié dans : Maintenant recommander communauté : De la Vie
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Vendredi 21 mars 2008

Ce matin, j’avais peur de me lever… Je me suis réveillée doucement et j’ai senti Félix sur mon ventre, comme d’habitude il attendait que le réveil sonne. Je me suis aussitôt dit : « tu ne dois en rien stresser, ça va aller ». C’est étonnant, je n’avais plus le mal être d’hier au soir, ces sentiments néfastes avaient disparu. Je me suis sentie presque légère, alors qu’hier tout m’est tombé dessus, j’ai dû stopper ça par une bonne cuité, c’était trop insoutenable.
Au passage de la salle de bain, il m’a suivi comme toujours et hop un autre rituel, avant de me laver, je lui ouvre les robinets et il joue avec l’eau, ce qui l’incite aussi à boire. Pendant ma toilette, il s’amuse à me déballer ma trousse de toilette ; Il adore jouer avec le rasoir et la brosse à dents. Je n’ai pas perdu un seul instant à l’observer, ça me faisait un bien fou de le voir si calme avant l’heure fatidique. Là en plus il émettait un ronronnement assez fort, comme une musique ce truc m’apaisait, je n’en revenais pas, je n’ai plus ressenti le chagrin, ni la tristesse. Je suis partie calme bosser. Sur le trajet, j’ai versé quelques larmes, mais il n’y avait plus ce truc lourd d’hier soir.

Je l’ai eu en tête toute la matinée, mais j’ai quand même réussi à vaquer à mes occupations. A midi ensuite, j’ai senti l’instant approché, l’angoisse montait de nouveau, suivi de la peur (de l’inconnu, de la souffrance qu’il va ressentir, du vide, de la douleur…), les films recommençaient à sortir. C’est incroyable, mais à ce moment là, j’ai ressenti les ronronnements de Félix dans mon intérieur, je sais pourtant qu’en rien, à cet instant, il ronronnait car…

A 12h15, je reçois enfin le coup de fil : « Il vient de partir, ça été. Quand le vétérinaire est rentré, il l’a reconnu, il a filé dans les escaliers, alors je lui ai demandé de sortir un peu et Félix est revenu, j’ai réussi à le prendre dans mes bras. On l’a mis dans la caisse sans mal, il s’est laissé faire et le véto est parti avec. Tu peux le reprendre au cabinet entre 16h et 16h30 ».
Ouf… Soulagée, il n’a pas été affolé du départ. Quand j’ai raccroché, j’ai senti m’envahir une grosse bouffée et là j’ai fondu en larmes. Petit à petit, j’ai repris mes esprits, en me disant que c’est tout, il dort à l’heure qu’il est.

A 16h, j’arrive au cabinet, quelque peu stressée, me demandant comment se trouve Félix.

La secrétaire me dit :

« Il n’est pas encore fait Félix, ils ont eu une urgence entre deux ».

Je lui réponds :

« Comment il doit être mal ! Il va comment ? »

« Il va bien ton chat, mieux que toi, je viens d’aller le voir et il est calme. D’ici une heure, je pense que ça sera fait, tu n’as pas de courses à faire maintenant ? »

« Non, justement, mais je vais trouver à m’occuper la tête »

« Je te rappelle dés que c’est fait et ton Félix va bien, ne t’en fait pas comme ça. Il est dans la pièce à côté, tu l’entends là ? »

Bien sur que non, je ne l’entendais pas. Je n’en revenais pas, Félix attendait bien sagement et ça depuis 12h30, sans ricaner.

A 18h, la secrétaire m’a rappelée. Félix était dans la caisse, son regard était craintif mais en rien affolé. Le vétérinaire me dit :

« Ton chat est pas du tout méchant, il n’a presque pas bougé. Donc nous aurons les résultats Mardi, dépose ça à la pharmacie dés ce soir. En attendant, je te donne un autre traitement car apparemment il y a encore des cristaux dans les urines. Il y a sans doute une bactérie et l’analyse va nous permettre de savoir ce que c’est exactement et ainsi nous pourront mieux le traiter. »

J’ai repris Félix, c’était enfin passé, j’étais soulagée. Quand nous sommes rentrés, j’ai ouvert la cage, il est sorti doucement, en rien affolé. Il a aussitôt été dans sa gamelle de croquettes et entre deux il venait se frotter demander des caresses.

C’est l’effet inverse, le chat qui me rassure. Je ne regrette pas de ne pas l’avoir accompagné, il n’a pas eu tout mon stress et je sais qu’il savait tout ça. Je ne reviens toujours pas de son calme, il est là comme si que rien ne s’était passé, il redemandait même à ressortir.  

Comme quoi tout est imprévisible. Nous sommes vivants tous les deux et lui va bien, c’est ce qui est le plus important, il est en rien traumatisé. Il ne reste plus qu’à attendre les résultats, pour Mardi normalement.

Cool Zen Relax

par Sév publié dans : Au fil des rencontres recommander communauté : De la Vie
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Jeudi 20 mars 2008

Demain, c’est le grand jour, Félix passe son exam. Je suis dans un état tel, que j’ai du mal à me supporter, je me fouttrais des baffes. J’ai envie de tout, de casse, de démolir, de hurler… et tout ça parce que mon chat va passer un exam chez le véto. J’ai mal à la gorge, j’ai les yeux qui piquent, la tête qui fourmille, j’ai tout qui défile. Je ressens tout à la foi, une douleur intense.

Tu vois, imagine qu’on te poignarde et que ce couteau on te le retourne sans cesse dans ton intérieur… c’est quasiment la même douleur qui me démolit et de plus je n’arrête pas de penser à demain, ce que Félix va subir. Il ne va rien capter le pauvre, le véto va venir chez moi, il va le mettre dans la cage, là il va stresser à mort et s’affoler.

Je lui ai demandé Lundi si on ne pouvait pas lui donner des calmants avant tout ça, pour que ça soit moins traumatisant pour lui, mais non on ne peut pas, sans doute à cause de l’anesthésie.

Je pense que ça serait moi qui aurais besoin de calmant. J’y pense sérieusement, mais j’ai déjà passé 9 ans à être dans un état second, avec le cerveau endormi, le réveil est… impensable. Résultat : pour un rien, je suis dans des états pas possibles et j’ai l’impression que c’est de pire en pire, je ne supporte plus rien, je ressens et je vois tout dans les extrêmes ! Pourquoi je ne deviens pas cinglée ? Cinglée au moins je n’aurais aucune conscience de ce qui ce passe, ça m’arrangerait ! Là, je ne me supporte plus, j’arrive à un point où le moindre imprévu me bouscule, où je suis consciente de ma chute et de la douleur qui s’accroît.

Peut-être que Félix ne sera pas trauma de cet exam, après il ne s’en souviendra plus et c’est tout. Mais je me passe des films pas possibles, j’imagine, je ressens même tout ce qu’il va ressentir durant le trajet, l’exam… Bordel ! J’ai trop mal pour lui, cette douleur est insoutenable, je ne pige pas pourquoi je me fous dans des états tels ! C’est carrément du masochisme.

Je ne me supporte plus, je supporte pas comment je suis, je supporte pas cette nana qui sans cesse ressent des trucs de folie pour un rien ! J’ai du mal à me capter !

Pourquoi je me fais des films ainsi ? Le pire, c’est que je les vis vraiment ! Rien n’arrête ce délire, j’ai la haine pour moi-même mais grave ! Je suis furax !

J’arrive à un point où le seul soulagement que je trouve est d’avantage me faire mal… Je m’embrouille et je ne sais plus ce que je dis, je suis à la limite de l’ivresse.

 

Chut...

 

par Sév publié dans : Maintenant recommander communauté : De la Vie
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Lundi 17 mars 2008
Ce week, encore une fois toujours le week ! Je hais les weeks ; Des jours où je fous rien, où je cherche à tuer le temps et où la tête bouillonne et la plupart du temps où il arrive des trucs de ouf ; Donc ce week, j’ai encore dû rappeler le véto, Félix recommençait encore à aller sans arrêt dans sa litière.

Aussi étonnant soit-il, j’ai gardé mon sang froid, je n’ai pas été dans l’affolement. Je m’attends à tout avec la nana que je suis, je ne sais plus sur quel pied danser. 
Là, Félix ne saignait pas et ne miaulait pas, donc déjà, il n’avait pas mal, c’était moins angoissant. J’appelle mon véto et lui dit. Il me dit : Tu as encore des anti-bio, donc donne lui et viens Lundi au cabinet, il faut absolument qu’on lui change ses croquettes, il y a rien d’urgent ça devrait aller. Ouf… je suis rassurée sur ce coup là.

Rebelote, il faut que je redonne les cachets, quelle pantomime ! J’ai cherché sur le web, comment donner le plus facilement à un chat des cachets et le meilleur moyen est encore de le tenir contre soi, de lui mettre dans la yeule, de la fermer et attendre qu’il avale, c’est ce que je fais. J’ai essayé avant, de lui mettre dans de la viande ou encore du thon, mais rien à faire, il trie… 

Je pense que le chat lit dans les pensées et sait tout ce que tu ressens. Ça me stresse tout ça et avant de lui donner son cachet, j’appréhende cet instant… Ça m’angoisse grave de devoir lui faire subir ce truc et il le sait et de ce fait, ça le bloque aussi. 

Quand j’arrive dans la cuisine le soir après m’avoir brossé les dents, notre rituel continue, je lui file sa pâté et hop caresses et bisous à gogo et dodo tous les deux. Mais là, il me suit jusque dans la cuisine, j’essaie de garder mon calme… et de ne pas penser aux cachets ; Mais le fait, de penser de ne pas y penser c’est déjà une pensée !
Arrivée au meuble, juste à coté du lavabo, où sont les cachets, il me regarde craintif… Je suis grillée avant de prendre les cachets ! Rien que son regard m’assassine ! La misère, j’ai l’impression d’être une méchante !

Je reprends mes esprits et je l’amadoue en lui montrant le sachet de viande pour qu’il vienne à nouveau vers moi… Il finit toujours par revenir et je l’assois sur moi sur le dos et je lui mets les cachets dans la yeule en la fermant bien et surtout en attendant qu’il avale car… Monsieur… attend un moment pour que je le lâche et les recrache plus loin… et le carrelage et blanc moucheté noir donc pour voir les cachets blancs, hein ! Heureusement, il n'est en rien agressif, il est maniable et doux comme un nounours.

Je dois faire ça dans le calme et surtout avec confiance, j’ai remarqué quand je ressens de la peur et l’angoisse, il se raidit et pas moyen qu’il ouvre sa yeule ! J’en ai encore pour 6 jours ainsi… matin et soir et…
 
Donc ce soir, j’ai été au cabinet chercher les cachets, car je n’en avais plus assez pour encore 6 jours. 
Le véto était là, ça tombait bien et de là il me donne les nouvelles croquettes et me dit :
-    Il va falloir quand même penser à faire une analyse d’urine à ton chat.
Stupeur ! J’ai senti mon sang grimper à ma tête tout d’un coup !
-          C’est obligé ? Je lui demande.
-          Il faut voir d’où proviennent les calculs, voir ce qui les déclenchent, car les antibiotiques ne font que calmer et apparemment ça revient, ils ne résolvent pas le problème, là on sera de quoi ça vient exactement. 

Oh my god… Je lui demande :
-          Comment vous faites ça ?
-          Tu l’amènes ici, on l’endort et on prélève l’urine.
Déjà là, j’ai senti ma tête chauffer, la secrétaire me dit :
-          Ce n’est rien ça, ce n’est qu’un petit examen et c’est pour son bien.
-          Je sais, lui dis-je, mais il n’ait jamais sorti et ça va le stresser !
-          Ha ba ça, il va être un chouilla stressé. Je vous amène la caisse pour le chat.

C’est une caisse de transport, petite comme tout, il va être serré dedans… Je le vois déjà dedans tout affolé et stressé !

On prend rendez-vous, ce sera pour vendredi… J’ai senti les larmes me monter, la folie ce cirque ! Quelle tension !

Je demande comment ça va se passer et de là le véto me dit :
-          Bon c’est moi qui vais venir le chercher et je le mettrais dans la caisse, je pense que ça sera mieux.
-          Je pense aussi…
-          Je viendrais entre midi le chercher chez toi.
       
Donc Vendredi ! Il faut que je tienne jusque là ! Pas que je me fasse des films ! Bordel ! Je me passe déjà le déroulement de ma journée et de celle de Félix ! Je vais devenir dingue ! Le stress !
Je me demande maintenant, si ce jour là je vais aller bosser, où si je reste à la maison avec lui… Si je reste, je vais, c’est sûr, être nerveuse comme une bombe atomique, ça c’est clair, mais en plus je vais angoisser pour lui à mort surtout en le voyant attendre et il va ressentir tout ça ! 
Si je vais bosser, j’aurais certes pas toute ma tête mais au moins il n’aura pas mon stress, mais je sais que je vais m’en vouloir de ne pas être à ces côtes pour essayer de le rassurer, quoi que la dernière fois que le véto ait venu, Félix est resté calme, j’étais plus angoissée que lui, c’est plutôt lui qui m’a calmée et rassurée !
Je pense pour le moment, que ce jour là je vais aller bosser, ça sera mieux pour nous deux. 

D’ici là, il ne faut pas que je lui montre mon angoisse pour lui et que je lui transmettre tout ce stress !
Je me demande vraiment si je suis bien normal à ressentir des choses pareilles et à me faire des films ainsi ! 

Trop mimi
par Sév publié dans : Au fil des rencontres recommander communauté : De la Vie
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Vendredi 14 mars 2008
   Et tout recommence
         Avec une telle importance,
                N’existe pas l’indifférence.
          Un retour en force
   Sur le chemin de l’entorse,
          Où s’installe la peur
                 Et grandit la douleur.  
            Est-ce une tromperie ?
    Á quoi rime cette vie ?
           Dans le doute
                Change de route ;
                       S’installe la méfiance.
                               Pas loin
                                    La décadence,
                                          Dans un coin
                                                S’accumule
                                                      La souffrance.
                                                Un besoin
                                         De transe,
                                 Une envie
                        D’échapper
                  Á la survie
           De ces instants
    Qui poignardent
 Tant.
   Vie criarde,
        Où ce temps
            A tout démonté ;
                   Un retour
                         Trop lent
                               Sur un passé
                                    Sanglant,
                                         Où toutes situations
                                              Sortent
                                                    D’une autre dimension ;  
                                                         Une clôture
                                                              Où la douleur
                                                                     Perdure,
                                                                         Où se claquent
                                                                               Les portes.
                                                                         Á quoi,
                                                                      Á qui,
                                                                   Pour qui, 
                                                             S’accroche
                                                         Ce cœur ?
                                                     Pourquoi 
                                               Bat-il encore ?
                                                 Il fait tellement froid,
                                                      Dehors.

par Sév publié dans : Maintenant recommander communauté : De la Vie
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Dimanche 9 mars 2008
                                     De regarder ce que je veux,
                                D’aller où je veux,
                           De faire comme bon me semble,
                        De déplaire même si j’en tremble ;
                             De vous conchier,
                                   De vous charrier,
                                        De vous envoyer balader ;
                                    De tout déchirer,
                                De tout casser,
                            De ne pas être d’accord,
                        Même si ça mène en désaccord ;
                   D’oublier,
                        De m’effacer,
                              De ne plus recevoir,
                                 Et pourquoi pas décevoir ;
                             De flipper,
                         Jusqu’à m’étriper
                    Et à en sangloter,
               Á ne plus savoir respirer ;
                    De déplaire,
                        De tout envoyer en l’air
                              Sans me taire.
                                   De ne plus rien ressentir,
                               Encore détruire,
                          Vouloir en finir.
                     De penser
                        Que demain,
                            Je peux mettre fin
                                 Á une existence,
                                     Qui n’a aucun sens.
                                         De ne plus rien vouloir,
                                     De ne plus donner,
                                 De ne plus croire,
                              De laisser tout couler,
                          De ne plus résister.
                       De continuer
                           Dans cette infinité
                               Á exister,
                                    Sans rien demander,
                                        Juste la paix. 

Plume

par Sév publié dans : Vous Autres recommander communauté : De la Vie
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Mercredi 5 mars 2008
Il y en a qui croit détenir toutes vérités et qui se la pète grave et par-dessus tout se la joue intello et aime rabaisser ceux qui les entourent. Il est facile de piétiner celui qui a déjà un genou à terre. Pendant que l’autre est pointé du doigt, cela évite de se remettre en cause. Ne cherche pas à changer le monde, essaie de poser un autre regard, oué… C’est toujours difficile de rester calme devant tant d’imbécillité, mais bien sur ça me regarde, ce n’est en rien de votre faute. 
Il n’y a aucune vérité, si tu en cherches une, alors concerte chacun d’entre nous, car nous en avons tous une différente. Je parle pour rien dire et je m’en fichtre pas mal de vos balivernes, ce qui est dit est dit, c’est tout. 
Si le monde doit changer, il se changera de lui-même. C’est bien dommage, de croire que tu détiens la vérité, tu passes à côté de pas mal de chose, tu refermes de multiples portes. Je profite de ce moment de répit, où je peux me poser sans être coupée ou piétinée… Ça fait du bien de se parler toute seule et de croire que l’autre t’écoute avec un scotch sur la bouche. Je sais très bien que rien n’y changera, ce ne sont pas ces quelques phrases qui vont faire changer ces petitesses d’esprit, quelle pauvreté.

Malgré tout, je pense que tu nais déjà avec une étiquette sur la face. Partout où tu vas, certes il y aura des imbéciles, mais surtout tu disposes de particules qui les attirent et ça dans n’importe quelle circonstance et n'importe où,