Je ne
voudrais
Que tout se finisse,
Va t’en espoir
Complice,
Laisse entrevoir
Cette traînée
De sombres éclats
Entremêlés,
Aussi minime
Soit-elle,
Dans cette abîme,
Elle donne des ailes ;
Douce caresse,
Disparaît la faiblesse,
Calme les peurs ;
Petite lueur,
Grandi les rêves
Et viendra la trêve.
D’un regard baissé,
Sur un monde recroquevillé,
Se lèvent les
images
Et défient tous les ages.
Une immortalité,
N’existe pas la réalité,
Ni rond
Ni
plat
Ce
monde,
Trop long
Et s’en va
Ce temps.
Á Travers ces
Défilés
De vie,
Décalée
Á traverser
Dans
l’oubli
Une existence
Qui ramène à l’absence.
J’ai vu un arc en ciel,
J’ai lu tous
ces mots,
Regardé de là haut,
Des souvenirs restés tels.
Pourquoi ce retour ?
Cache-t-il un contre jour ?
Je laisse un départ
Sans retour ;
Je prends un détour,
Il n’est jamais trop tard.
Des raisons
S’échappent des blessures,
Des illusions
Qui ne font que
Rien ne dure.
Trop peu,
Pas assez,
Le temps est passé.
Tu vois,
Je ne t’oublie
pas,
Comme tous ces gens
Qui rentrent
lentement
Là dedans.
Je suis
partie
Comme je voulais
quitter
La
vie ;
Elle ne m’a pas lâchée
Et
j’ai tout cassé.
Ne plus
vouloir,
Ni croire, ni
voir,
Le regard
humide,
Le vertige du
vide,
Plus rien ne
passe,
Tout casse.
Les sentiments
explosent,
Les portes restent
closes,
Rien n'est vu,
Un
carnage
Qui
fait toujours rage.
Les douleurs tues,
Les
peurs cachées,
Des sentiments
refoulés,
La peur d’aimer,
De ne plus aimer,
De ne
plus croire
Et ne plus recevoir.
Je reste avec un départ,
Sans attendre un retour
Et puis pour
toujours
Il n’est jamais trop tard.
Enfin, elles sont arrivées et
elles vont !
Je vois tout net avec, c’est impressionnant. Plus besoin d’incliner la tête ou de froncer les sourcils. En plus, il n’y a plus aucun reflet, c’est comme si je ne portais pas de verre. La première
fois que je les ai mises ça m’a fait tout bizarre, ça m’a tourné un peu. Les autres avaient 15 % de moins sur l’axe de vue, je ne sais plus trop le terme exact que l’opticien a employé. C’est une
sacrée différence, rien à voir avec les autres, avec celles-ci, je n’ai pas l’impression de les porter, il n’y a aucune gène. Je ne suis pas prête d’en changer.
Je suis retournée voir l’opticien
Samedi après-midi. Il a retrouvé la monture perdue de ma grand-mère le matin même. Elle était dans le box d’un autre client. Je lui dis encore « Tant mieux, tout rentre dans l’ordre »
et de là il me dit : « Votre grand-mère gagne une monture donc ». J’ai pas capté, donc je lui demande : « Comment ça ? », il me répond : « Figurez
vous que j’avais monté les verres dessus à ma grande surprise ».
Il a eu la totale le pauvre… Deux
verres de ma part dans le vide, un verre n’allant pas et un autre cassé et ceux de ma grand-mère perdus.
Mais nous étions soulagés tous
les deux, cette histoire est enfin résolue.
Je retourne voir dans deux mois à peine un autre ophtalmo, pour refaire contrôler ma vue et surtout celle de ma grand-mère, car d’un œil son champ de vision à rétréci et elle ne voit que les deux
premières lignes du tableau visuel avec les lunettes. Elle s’est fait opérer de la cataracte il y a deux ans des deux yeux, elle ne portait plus de lunettes, plus besoin disait l’ophtalmo.
L’opticien ne comprend pas qu’il n’est pas fait de prévention pour les UV, les yeux étant plus fragiles après l’opération. La meilleure, c’est que l’ophtalmo lui demande encore si elle veut des
lunettes, j’ai des doutes sur ses compétences, c’est trop à la rentabilité son cabinet mais bon chacun ces priorités. Il n’est pas le seul ophtalmo du coin, donc je change aussi, je n'ai plus
confiance.
Quoi
qu'il en soit, je ne suis plus prête à changer de lunettes, je les garde pour quelques années.

Je ne sais plus quelle heure il est ?
Il
ne faut surtout pas répéter,
Les aiguilles ont
sauté.
Ce n’était pas la peine
De les déranger.
Les heures s’enchaînent,
Plus de mouvement.
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