Demain, c’est le grand jour, Félix passe son exam. Je suis dans un état tel, que j’ai du mal à me supporter, je me fouttrais des baffes. J’ai envie de tout, de casse, de démolir, de hurler… et tout ça parce que mon chat va passer un exam chez le véto. J’ai mal à la gorge, j’ai les yeux qui piquent, la tête qui fourmille, j’ai tout qui défile. Je ressens tout à la foi, une douleur intense.
Tu vois, imagine qu’on te poignarde et que ce couteau on te le retourne sans cesse dans ton intérieur… c’est quasiment la même douleur qui me démolit et de plus je n’arrête pas de penser à demain, ce que Félix va subir. Il ne va rien capter le pauvre, le véto va venir chez moi, il va le mettre dans la cage, là il va stresser à mort et s’affoler.
Je lui ai demandé Lundi si on ne pouvait pas lui donner des calmants avant tout ça, pour que ça soit moins traumatisant pour lui, mais non on ne peut pas, sans doute à cause de l’anesthésie.
Je pense que ça serait moi qui aurais besoin de calmant. J’y pense sérieusement, mais j’ai déjà passé 9 ans à être dans un état second, avec le cerveau endormi, le réveil est… impensable. Résultat : pour un rien, je suis dans des états pas possibles et j’ai l’impression que c’est de pire en pire, je ne supporte plus rien, je ressens et je vois tout dans les extrêmes ! Pourquoi je ne deviens pas cinglée ? Cinglée au moins je n’aurais aucune conscience de ce qui ce passe, ça m’arrangerait ! Là, je ne me supporte plus, j’arrive à un point où le moindre imprévu me bouscule, où je suis consciente de ma chute et de la douleur qui s’accroît.
Peut-être que Félix ne sera pas trauma de cet exam, après il ne s’en souviendra plus et c’est tout. Mais je me passe des films pas possibles, j’imagine, je ressens même tout ce qu’il va ressentir durant le trajet, l’exam… Bordel ! J’ai trop mal pour lui, cette douleur est insoutenable, je ne pige pas pourquoi je me fous dans des états tels ! C’est carrément du masochisme.
Je ne me supporte plus, je supporte pas comment je suis, je supporte pas cette nana qui sans cesse ressent des trucs de folie pour un rien ! J’ai du mal à me capter !
Pourquoi je me fais des films ainsi ? Le pire, c’est que je les vis vraiment ! Rien n’arrête ce délire, j’ai la haine pour moi-même mais grave ! Je suis furax !
J’arrive à un point où le seul soulagement que je trouve est d’avantage me faire mal… Je m’embrouille et je ne sais plus ce que je dis, je suis à la limite de l’ivresse.
ajouter un commentaire commentaires (22) créer un trackback








Commentaires