Ce matin, j’avais peur de me lever… Je me suis réveillée doucement et
j’ai senti Félix sur mon ventre, comme d’habitude il attendait que le réveil sonne. Je me suis aussitôt dit : « tu ne dois en rien stresser, ça va aller ». C’est étonnant, je
n’avais plus le mal être d’hier au soir, ces sentiments néfastes avaient disparu. Je me suis sentie presque légère, alors qu’hier tout m’est tombé dessus, j’ai dû stopper ça par une bonne cuité,
c’était trop insoutenable.
Au passage de la salle de bain, il m’a suivi comme toujours et hop un autre rituel, avant de me laver, je lui ouvre les robinets et il joue avec l’eau, ce qui l’incite aussi à boire. Pendant ma
toilette, il s’amuse à me déballer ma trousse de toilette ; Il adore jouer avec le rasoir et la brosse à dents. Je n’ai pas perdu un seul instant à l’observer, ça me faisait un bien fou de
le voir si calme avant l’heure fatidique. Là en plus il émettait un ronronnement assez fort, comme une musique ce truc m’apaisait, je n’en revenais pas, je n’ai plus ressenti le chagrin, ni la
tristesse. Je suis partie calme bosser. Sur le trajet, j’ai versé quelques larmes, mais il n’y avait plus ce truc lourd d’hier soir.
Je l’ai eu en tête toute la matinée, mais j’ai quand même réussi à vaquer à mes occupations. A midi ensuite, j’ai senti l’instant approché, l’angoisse montait de nouveau, suivi de la peur (de l’inconnu, de la souffrance qu’il va ressentir, du vide, de la douleur…), les films recommençaient à sortir. C’est incroyable, mais à ce moment là, j’ai ressenti les ronronnements de Félix dans mon intérieur, je sais pourtant qu’en rien, à cet instant, il ronronnait car…
A 12h15, je reçois enfin le coup de fil : « Il vient de
partir, ça été. Quand le vétérinaire est rentré, il l’a reconnu, il a filé dans les escaliers, alors je lui ai demandé de sortir un peu et Félix est revenu, j’ai réussi à le prendre dans mes
bras. On l’a mis dans la caisse sans mal, il s’est laissé faire et le véto est parti avec. Tu peux le reprendre au cabinet entre 16h et 16h30 ».
Ouf… Soulagée, il n’a pas été affolé du départ. Quand j’ai raccroché, j’ai senti m’envahir une grosse bouffée et là j’ai fondu en larmes. Petit à petit, j’ai repris mes esprits, en me disant que
c’est tout, il dort à l’heure qu’il est.
A 16h, j’arrive au cabinet, quelque peu stressée, me demandant comment se trouve Félix.
La secrétaire me dit :
« Il n’est pas encore fait Félix, ils ont eu une urgence entre deux ».
Je lui réponds :
« Comment il doit être mal ! Il va comment ? »
« Il va bien ton chat, mieux que toi, je viens d’aller le voir et il est calme. D’ici une heure, je pense que ça sera fait, tu n’as pas de courses à faire maintenant ? »
« Non, justement, mais je vais trouver à m’occuper la tête »
« Je te rappelle dés que c’est fait et ton Félix va bien, ne t’en fait pas comme ça. Il est dans la pièce à côté, tu l’entends là ? »
Bien sur que non, je ne l’entendais pas. Je n’en revenais pas, Félix attendait bien sagement et ça depuis 12h30, sans ricaner.
A 18h, la secrétaire m’a rappelée. Félix était dans la caisse, son regard était craintif mais en rien affolé. Le vétérinaire me dit :
« Ton chat est pas du tout méchant, il n’a presque pas bougé. Donc nous aurons les résultats Mardi, dépose ça à la pharmacie dés ce soir. En attendant, je te donne un autre traitement car apparemment il y a encore des cristaux dans les urines. Il y a sans doute une bactérie et l’analyse va nous permettre de savoir ce que c’est exactement et ainsi nous pourront mieux le traiter. »
J’ai repris Félix, c’était enfin passé, j’étais soulagée. Quand nous sommes rentrés, j’ai ouvert la cage, il est sorti doucement, en rien affolé. Il a aussitôt été dans sa gamelle de croquettes et entre deux il venait se frotter demander des caresses.
C’est l’effet inverse, le chat qui me rassure. Je ne regrette pas de ne pas l’avoir accompagné, il n’a pas eu tout mon stress et je sais qu’il savait tout ça. Je ne reviens toujours pas de son calme, il est là comme si que rien ne s’était passé, il redemandait même à ressortir.
Comme quoi tout est imprévisible. Nous sommes vivants tous les deux
et lui va bien, c’est ce qui est le plus important, il est en rien traumatisé. Il ne reste plus qu’à attendre les résultats, pour Mardi normalement.

Bonjour et bonnes Pâques
Un rapide petit tour de mes blogs favoris
Car en plein travaux de peinture
a+
j'avais demandé aux faunes de s'occuper de vous 2 ... je suis contente : ils ont bien travaillé !
superbes bonnes nouvelles.....
un peu de gymnastique douce au soleil ? lol bisous du samedi, christel Bonjour,
Je ne te connais pas et Félix non plus et c'est en passant par le blog de mon copain Jean Périé, que j'ai atterri chez toi !
J'ai été touché par ton texte vis à vis de Félix, car j'ai pour ma part avant-hier dû faire abrèger les souffrances de mon petit chat, (qui ressemlait beaucoup au tien, mais avec de hautes oreilles de chat égyptien), parce qu'il avait une terrible maladie incurable . Je l'avais recueilli alors qu'il n'était même pas seuvré, lors d'un arrêt en pleine nature, sur le bord de la route : on l'avait abandonné loin de tout, il était si petit qu'il entrait dans le creux de ma main, et il allait creuver de faim ou écrasé par quelque voiture ! J'ai cherché pour voir si sa mère n'était pas dans les environs, mais rien ! Je l'ai sauvé au biberon car il ne savait pas se débrouiller seul et l'ai gardé près de moi 16 ans jusqu'à sa mort avant-hier . Je n'ai pas eu le courage de l'amener moi-même chez le vétérinaire, mais lui ai demandé de sourtout l'empêcher de souffrir .
C'est une histoire triste je sais, mais si je te la raconte c'est que moi aussi, souvent j'ai vêcu ton inquiétude actuelle et que chaque fois on a pu gérrir mon petit animal .
Alors je te souhaite comme pour le mien de le garder très très longtemps près de toi ...
Je te souhaite de Joyeuses Pâques,
Alain MARC
(site web) le: 24/03/2008 07:18:49
Commentaires