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Je pense souvent à partir,
Alors que je ne sais à peine rester.
Le néant me rassure,
Une page déchirée
Pour finir
Une histoire jamais commencée.
Trop de faits oubliés,
De cette vie défaite
Je m’abandonne en état d’être.
Si vous saviez comme ce mal
De destruction
Ainsi qui me prends
En toute infraction…
Dans ma tête un champ
De paysage pâle
Où la terre se fissure
Sur un tas d’ordure.
Je rêve de clarté,
De verdure,
D’un ciel
Aux anges
Me caressant
Á en oublier
Ses ressentis étranges.
Il y a tant à vivre
Ici bas
Et tant à dire
De là haut.
Je dors
Sans place
Et mon corps
De glace
Se laisse aller
De rêves effacés.
Une mélodie
Couvre
L’envie
De rien,
Trouve
L’amour
De partout.
Je pense souvent à oublier,
Alors que m’échappent souvenirs
Á m’anéantir.
L’envie de mourir
Suspend la vie,
Une situation où pire
Ne peut détruire
Cette impulsion
Qui prend place
En invasion.
Un jour je dors,
L’autre je m’en sors.
Cette chose m’aime
Et moi-même
Je vis indemne.
Je dors
Ma vie,
En dehors
En survie
Je crie
Qu’aimer
Me suffit.
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