| Novembre 2009 | ||||||||||
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La porte se met
Á gronder,
Un air glacé
Frôle mes bras,
Les membres
Se craquent,
Á les entendre
Se battre,
Ici bas
Une claque
Marque
Une fin.
La terreur
Débarque
Et s’en suit
Un bruit…
Lui assomme
Toutes raisons,
Fige pensées,
Le corps apeuré
Se tient cloîtré
Aux barreaux crispés
Sur un temps arrêté
De sentiments
Qui ont lentement
Fissuré
L’entrée.
La claque aux murs,
Elle a grondé dur
Et d’une fissure
Elle s’est arrachée,
Divisée
Dans une mêlée
De colère
Où se perd
Chagrin
De douleur,
Á en crever
Malgré les peurs.
L’autre de tristesse
Se cache de faiblesse,
Épuisé d’un combat
D’un cœur malmené,
Tout emmêlé
Il ne cesse d’aimer,
Sans moi.

Dans l’abime, cherchant un abri, les pas aiguillent le temps. Un morceau de rien dans le creux de la main, de quoi tenir la vie. Un passant déchire un bout, sans se soucier de cette âme frigorifiée, « Fait avec ce qui reste et mange moins ». Les ombres passent avec un regard indifférent, le froid pique les pieds, fait mal aux mains. Il reste un peu de miettes, de quoi apaiser cet estomac qui tiraille. Les pensées remplissent un peu la tête, l’ivresse de la détresse réchauffe un court instant, de quoi encore un peu survivre.
Au réveil, les mains vides, le corps recroquevillé et écrasé, les membres frissonnent, mais en vie.
Dans la survie, suffit le peu. L’âme pillée, le corps souillé, je peux continuer à avancer sur mon chemin. Mon cœur bat encore de toutes forces, un seul battement d’ailes suffit à aimer.
Je reste sur place
À regarder la glace
Qui me paralyse,
Devant des gens
D’un monde différent.
Je reste incomprise
Face à un mur,
La tête brisée,
Le cœur affolé,
Le temps déchire
Ce paysage
Martyr.
C’est ainsi,
Pas autrement,
Comparaître
Et se soumettre.
Une autre vision
Contre tension,
Une vie
De fiction.
Malmenée
Et déchirée,
À jamais
Désintéressée.
Un brouillon
Froissé
Qui ne peut
Avancer
Sans que le cœur
Ne soit là.
Malfaçon
D’heures
Comptées,
De faits
Je ne comprends pas pourquoi je me laisse toujours avoir…
Pourquoi je suis toujours entourée de personnes qui abusent de ce que j’aime ? Pourquoi je ne vois jamais rien avant ?? Devant la personne, je cède, j’ai plus mes esprits, je suis automate, je n’arrive pas à lutter et je m’en rends compte seulement après, j’ai tellement mal…
Pourquoi je n’arrive pas à me défendre ? Pourquoi je n’arrive pas à dire non ? Pourquoi je n’ai pas confiance en moi ? Pourquoi j’ai peur des gens ? Je sais que je ne mérite pas tout ça, mais je n’arrive pas à éviter tout ça, je ne vois rien venir, je ne sais réagir ! Je ne comprends plus comment je suis, ni les autres pourquoi ils font ça ? Je mérite quand même autre chose que d’être traitée comme une sous merde, bordel !?
Je pleure ma douleur, je suis anéantie, j’ai mal à en crever, j’aimerais quitter cette vie et en même temps je ne peux abandonner les personnes que j’aime.
J’aimerais vivre en paix sans que les gens m’emmerdent ou abusent de mon amour et de ma personne, mais je n’y arrive pas et je me retrouve toujours dans des situations compliquées où ce n’est rien que pour ma yeule, où la manipulation est reine.
J’aimerais crier mon ras le bol, me sentir moins seule et être comprise. J’aimerais savoir vivre en paix, respirer en toute liberté.
Je ne sais pas comment vivre, je ne sais voir la vie autrement, je suis renfermée dans un trou noir et j’ai mal à en crever. Le monde est trop compliqué, je voudrais aimer sans que les gens abusent de cet amour, j’aime trop pour ça et le monde est un rapace affamé.
J’ai souvent envie de me cacher et de mourir dans ces instants, mais je ne peux pas, j’aime la vie et l’amour est plus fort que tout. J’aimerais être aimée comme j’aime, ressentir l’amour tout simplement sans artifice autour, sans attente, sans demande, sans limite, l’amour qui vient tout seul.
J’aimerais savoir vivre.
Et quand viendra l’heure
Où toute peur
Aura disparu,
Je ne serai plus
Avec ces gens
Mythomanes
Longtemps
À longer
Macadam,
Vêtus
Faussement
De pelage
Sanglant,
Se nourrissant
De plaies
D’autrui.
Ils touchent
Et grognent
Pendant
Que l’intérieur
Cogne,
De semblants
Louches.
Les paroles
S’envolent
En couche,
Bafouées
Et renversées.
Personne
Sans identité,
Sonnent
Tous regrets,
D’efforts piétinés.
Les mots
Bâclés,
Retournée
Á fleur de peau,
D’une confiance
Abusée,
Sans honnêteté,
D’une convenance
Modelée,
Une partie
De vie
S’est envolée,
D’émoi
Déchiré,
De foi
Abusé.
Je me souviens de ce temps de détresse, où j’attendais juste un peu de réconfort, je me souviens de ces instants à attendre une présence chaleureuse. Quand t’es gosse tu vois les grands comme des models, tout ce qu’ils disent est criant de vérité. T’aimerais devenir comme eux, leur ressembler.
Comment veux tu capter les sentiments de mal-être quand autour de toi, le simple fait d’aller mal est pas bien. Je voulais juste être soutenue, entendre des mots doux qui me rassurent, sentir de la chaleur qui réchaufferait cet intérieur si froid.
J’ai récolté reproches, culpabilité et menaces.
« A cause de toi je vais me pendre, si tu guéris pas t’es plus ma fille, je ne veux plus te croiser tant que tu es malade. Tu es ma fillle que sur le papier ». Je n’avais pas fait
grand-chose, je voulais simplement faire semblant de mourir. J’avais avalé quelques Léxomil de quoi être sonnée, non pas toute la boîte, la mort me terrifiait pour que je l’approche ainsi de
prés. A peine comateuse, ce n’était pas la première tentative, le goudron je connaissais et pourtant j’espérais toujours. J’espérais que ce geste allait être une prise de conscience
pour ceux qui m’ont conçu, j’espérais par ce geste leur dire : « Je suis là, aujourd’hui, mais je suis mal ! Vous voyez… Je suis mal car je ne m’aime pas et j’ai besoin de votre
amour. » C’est tout, je voulais juste un peu d’amour, je voulais voir cette flemme dans leur regard, celle qui arriverait à me réchauffer. J’ai crié ma souffrance, celle de n’avoir jamais pu
ressentir l’amour des parents. J’ai supplié jusqu’à Dieu, matin et soir je priais, je voulais juste être aimée, pour pouvoir m’aimer aussi.
Après 30 années d’existence, entre nous s’est formé un ravin, je ne ressens plus rien. Je vous croise de temps en temps sur les routes, ça me fait ni chaud ni froid. Je me demande qui vous êtes vraiment, pourquoi avez-vous conçu des gosses ?
Aujourd’hui, encore le mot « Divorce » revient comme le couplet de la chanson, entre deux on se berce dans la maladie et les conflits. Vous faîtes semblant de divorcer, pour mieux vous remarier.
Je sais que quand le téléphone sonne et que c’est appel inconnu, je sais que c’est celle qui m’a
pondu. Une voix mielleuse et en à peine trente secondes je serais non pas la fille, mais la psy de service, la confidente. J’entendrais de nouveau les médisances sur mon pro géniteur,
j’entendrais des mots bouleversants de cruauté, sans pitié. Jusqu’à menacer de laisser un fils malade à une mère indigne qui va sur 74 ans… Cette mère c’est ma grand-mère celle qui m’a sauvée et
qui a su m’élever dans le respect, comme il se doit.
Je n’arrive pas à capter qui vous êtes pour autant être si égoïstes et immatures. J’ai l’impression de tenir plusieurs rôles, la fille de la grand-mère, la psy et la doc de la mère, la
secrétaire du père, l’avocat des deux.
Hier, j’ai vu mon père, qui m’a racontée les aventures de sa femme, j’ai vu un homme abattu par les menaces d’une femme sans coeur, j’ai vu dans son regard la peur et le dégoût. J'ai vu un homme
rongé par la maladie.
Aujourd’hui, je n’allais pas bien et j’ai croisé ma mère, au supermarché, entre deux caddies… Sur
le tapis elle a déballé ses conflits, ses maladies, un mari alcoolique et violent et elle va refaire sa vie avec un amant. Elle m’a dit : « Ton père retournera se faire soigner chez sa
mère, elle le logera et se débrouillera ».
Ici c’est courant, on ne dit pas bonjour et jamais on te demande comment tu vas, ici avant tout on déballe ce qui ne va pas. On décharge tout en vrac, n’importe où, sans pudeur, devant tout le
monde et tout haut, sur ceux qui sont destinés pour.
Ils continuent à déverser leurs maux alors qu’ils m’indiffèrent en dépit de ce que tu es, de comment tu es et de qui tu es.
Aujourd’hui, je ne supporte plus personne, pas même moi…
Aujourd’hui, je ne comprends plus rien, j’ai envie de pleurer et de crier.
Aujourd’hui encore, je ne sais pas pourquoi je suis ici et pourquoi je vis.
Aujourd’hui, j’ai de la peine pour celle que j’aime
plus que tout, pour ma grand-mère, celle qui a tout donné par amour, celle qui sait aimer.
Les soins continuent. La patte a bien dégonflée, surtout sur le haut au niveau de l’os, nous sommes rassurés. Comme c’est bien dégonflé, nous avons eu d’autres surprises. Félix a été mordu tout le long de la patte. Il a plusieurs abcès. En bas ce n’est pas dégonflé comme il le faut et en touchant cet emplacement, Félix a eu mal. Inquiète par le gonflement qui persiste et la douleur, la vétérinaire a rasé et nous avons vu d’autres blessures. Il faut donc maintenant que le bas de la patte perce et dégonfle. Nous continuons les soins quotidiens.
Il a certainement été mordu par un rat, pour être aussi atteint. Pas étonnant, qu’il est eu autant mal ! Je me souviens, il y a un mois, il a passé 4 jours enfermé dans le grenier, il se
cachait dans un carton. Je comprends mieux sa peur, pourquoi il avait l’air si traumatisé !
Le prix de la liberté.
Il n’avait jamais sorti, tout comme son compagnon, car ici les chats du quartier se font empoisonner. Cet été les voyant si tristes aux vitres, observer l’extérieur, nous avons ouvert les
fenêtres et nous les avons laissés partir.
Je n’ai pas de regret, ils étaient enfermés dans une cage dorée, au prix de ne pas savoir courir librement au grand air, de ne pas connaître le plaisir de chasser un papillon, de ne pas pouvoir
goutter l’herbe fraîche. Depuis quelques mois, depuis cette liberté, ils sont plus joyeux. ils connaissent l'évasion, celle des grands espaces, même si elle a aussi ces inconvénients. Ce
sont des autres qu’il faut avoir peur, ce monde extérieur si cruel.
Quand tu déranges par la vue, quand tu ne fais pas parti du paysage, tu es cible facile, cela évite une remise en question sur la façon d’être ou de vivre…
Quand tu déroges aux habitudes, au train-train quotidien, quand tu es autrement que le troupeau, tu deviens parasite, tu es chose simple à manipuler et à supprimer. Les doigts te sont pointés dessus comme sur des gâchettes ; tu es l'objet de reproche, de médisance.
La vie est entre les mains du monde extérieur ; une fois dehors, il peut mettre fin à tout moment à ce petit bout vivant. Ton quotidien ressemblera à un enfer, ton intérieur sera souffrance. Plus rien, ni personne, tu ne supporteras, pas même toi. Sans savoir pourquoi, tu es à fleur de peau et toujours tu retourneras à la source. La source de tous les conflits que tu connais, la source où tu vas te reposer quand plus rien ne va, la source de confiance, la source qui t’emprisonne et t’empoisonne sans que tu ne le saches.
Quand l’intérieur dysfonctionne et continue toujours a se dégrader malgré les efforts alors remets tout en question, tout sauf toi ! L’intuition trompe rarement, les ressentis jamais, jamais
ne va contre eux, jamais plus ne les enfui.
Les gens manipulent leur semblable en dépit de leur vie, pas la leur mais la tienne !
Les bêtes sont plus respectueuses entre elles et surtout en rien hypocrites. Un animal est toujours honnête, même dans sa cruauté. Si la bête veut ta peau, tu le seras dés l’instant même où elle
la veut, elle ne te badigeonnera pas de mensonge.
L’humanité a tout à apprendre des bêtes, de cette dimension autre qui mène à l’essentiel, à mieux
être, sans artifice.
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