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Publié le 7 Octobre 2007

Les pensées abasourdissent la tête, les imprévus t'anéantissent.
Rien est encore arrivé, seulement à l'intérieur, une multitude de catastrophe surgit. Tu te vois enfui avec ses ennemis kidnappant tout ton contrôle. 
Tu subis cette dégradation, les portes se ferment, tu tournes en rond, tu reviens au point de départ, croyant avancer. Tu refais ce parcourt comme un automate, les autres issues sont bouclées, tu ne les vois pas, tu ne penses même pas à t'échapper.
Tu es dans cette impasse, tu regardes autour, tu es perdu. Demi-tour et tu penses de nouveau avancer alors que tu refais ce parcours insensé, comme si tu avais oublié sur ce trajet quelque chose qui te ferait sortir de cette impasse.
Tu ne sais pas si tu cherches, mais tu reviens encore à la même place. Le regard change au fil du temps, rien n'est resté pareil, tu es de nouveau là, à observer, surveiller et tu la boucles.
Les pensées, les sentiments viendront prendre le dessus et toi tu t'échappes de nouveau.
Tu ne vois plus rien, tu ne veux plus comprendre, tu ne veux plus rien faire, tu ne peux plus. Les rêves sont à ta portée.


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Rédigé par Sév

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Publié le 6 Octobre 2007

Il faut savoir que j'ai une frousse bleue de l'eau, depuis toujours. En primaire, nous avions des séances de piscine, je n'ai jamais réussi à être à l'aise dans l'eau même dans le petit bassin et la tête sous l'eau c'est l'hystérie qui m'envahit, j'ai l'impression d'étouffer et d'être enfermée dans un bloc.
Cette nuit, j'ai été servie, cette eau se trouvait partout sous mes pieds.

J'étais en pleine campagne, un lieu inconnu, mais apparemment j'habitais là. Je n'étais pas seule, se trouvait dans une vieille maison un vieil homme, près d'un feu en fonte. Je n'ai pas bien vu son visage, mais ses cheveux étaient gris et il me semble qu'il avait une barbe affinée. Il se tenait assis avec une canne en bois.

A nos pieds, le sol commençait à se fissurer et puis les crevasses laissaient place à quelques trous. Je me suis approchée à l'un d'eux et ils étaient remplis d'eau. La peur m'envahissait, en dessous de nous se trouvait de l'eau et le sol se fissurait. J'étais angoissée et le vieil homme restait paisible à regarder son feu. Je regarde à mon tour ce feu et là je me dis : "Il est trop lourd, ce poids va fissurer davantage le sol", je jette mon regard sur cet homme et il me lance : "C'est tout ce qui me reste.". 
Je décide de sortir de cette bâtisse. Dehors le sol était aussi crevassé et cette eau apparaissait dans ses trous. Je vais plus loin sur un chemin, affolée devant l'ampleur de cette catastrophe. Bientôt ce sol allait succomber. Je regarde le bas côté de la route, la terre se mît à bouger et très vite se forma un ravin. J'entends soudain venant de nulle part, une info, comme si j'étais devant une radio. Cette voix disait que la situation n'allait pas en s'améliorant et qu'ils ne pouvaient rien stopper. 
Je fais demi-tour et retourne vite sur les lieux, inquiète pour ce vieil homme. Je rentre et là je vois de dos une silhouette d'homme qui maintenait une sorte de momie recroquevillée sur elle-même et toute raide, elle était sombre mais c'était une fille avec de longs cheveux bruns. Une voix me dit, celle de cet homme : "Il faut la brûler, c'est la tradition". Il s'avance vers la cheminée, son corps était bien droit et non cambrée, ce n'était donc pas ce vieil homme.

Je ne comprenais plus rien, tout était incompréhensif : ce lieu, ces personnages, cette situation. 

Boum ! Réveil.
Je suis toujours en vie.


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Rédigé par Sév

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Publié le 1 Octobre 2007


Être là ne demande rien, aucun effort. Faut-il un but pour vivre ? Tu vis pour continuer cette existence. Tu avances avec le temps. Tu agis avec les besoins. Tu penses pourquoi ?
L'humain a une cervelle en trop. 
La tête déborde de toutes sortes de questions existentielles. Pourquoi je suis là ? Pourquoi je vis ? Demain sera comment ? Que vais-je devenir ? Comment la mort va t-elle nous atteindre ?

Je fais toujours en sorte d'éviter le changement, celui-là, je ne peux pas le saquer. Nous ne serons jamais en accord, il me frustre trop. Il me renvoie à toutes mes peurs. A lui seul, il me déstabilise, me désoriente, me fait perdre la tête, me donne frissons. Je l'évite tant que je peux, je n'ai pas la force de l'affronter. J'ai juste besoin de me poser.
Il m'a trop fait flippé. Imagine tu es là bien calme et soudain il apparaît, tu ne sais plus où tu es, ni qui tu es, ni ce qui arrive, tu es anéantie. Ce changement à lui seul est un monstre, tu ne veux pas de lui et il est là quand même, il me terrifie. Sur cette planète, il est partout, même dans ton intérieur, tout change.

Renoncer au changement, c'est en quelque sorte refuser de vivre.
C'est quoi la vie ? Je suis là et je fais en sorte d'y rester, cela peut paraître détail, mais parfois il est difficile de rester sans trop ravager, savoir dire stop. Être là, se sentir vivre. 
Tu ne sais toujours pas pourquoi tu vis.

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Rédigé par Sév

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Publié le 29 Septembre 2007

Tu ne peux le rattraper,
Il s'échappe tout le temps.
Il t'a piégé,
Comme une plume au vent,
Il passe lentement,
Jamais il ne s'arrête,
Juste dans ta tête
Le tableau est figé.
Rien ne vient à bout des tourments,
Ce temps file à en être agaçant.
Les jours passants,
Qu'est-ce que tu attends ?
Vole sans aile,
Atteindre ce ciel,
Ne plus rester sur place.
Fuir toutes ses peurs ;
Laisser au cas où, une trace,
Soulagement de quelques heures,
Calmer toutes ses douleurs.
Ce temps revient,
Hier, aujourd'hui, demain,
Il n'est jamais bien loin.
Il marque ce passage ;
Nous, mortels humains,
L'avons inventé,
Pour tourner une page,
La fin de notre destiné.
Le temps passe,
Il est passé,
S'est arrêté et
Il t'a gelé.
Tu ne peux le rattraper,
Tu te casses.
 

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Rédigé par Sév

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