vous autres

Publié le 24 Septembre 2007

Je sais que chaque minute qui s'écoule est un pas vers l'évolution. Rien ne reste figé dans cet univers ; Même une simple poussière change avec le vent qui l'emmène malgré elle. Elle rencontre d'autres poussières ; Elles se croisent, s'ignorent, échangent, se touillent etc. Avec le temps, elle évolue. 
Tout change, ce n'est pas qu'une question de volonté, la nature est ainsi faite. Et bien, elle m'a pondue cette nature, elle m'a retenue, je ne veux absolument rien changer de mon existence.

Vous les humains vous aimez le changement. Vous changez ce qui vous chante, comme ça vous arrange. C'est peut-être dans les gênes, je change donc je suis, je décide moi-même de changer ceci car, je l'ai décidé. Encore une attitude qui vous donne une certaine importance, celui du pouvoir, sans doute. Je peux changer, je le décide ainsi et pas autrement.
Vous me donnez le tournis à toujours changer.

Comment veux-tu avoir des repères en changeant sans arrêt ? En temps normal, quand le changement n'est pas, il est déjà difficile de se retrouver, de poser un pied-à-terre... 
Ne me parlez pas de changer, je n'ai aucune envie de changer. Dans ma tête c'est sans arrêt en changement, les choses bougent tout le temps, les pensées, les ressentis, les sentiments... Toujours il faut changer et peu importe si tu le veux ou non, on s'en contre fiche. J'aimerais bien me poser, me reposer et voir comment je suis sans être torturée par vos abnégations qui me hantent.

Je suis comme je suis ; Si je suis mal, pas grave ou tant pis, si je suis bien tant mieux. Si tout était aussi simple...
Ne me parlez surtout pas de volonté, vos phrases toutes faîtes je les connais. Je ne veux en rien changer, c'est ma volonté. Oui, je l'ai voulu, je l'ai même choisi. J'ai hérité de cette option dès ma naissance, je m'estime chanceuse. Oué, je sais, c'est tellement simple de rester dans sa merdouille et puis je m'admire à aller mal, je me complais. Il n'y a aucun effort à faire, absolument rien à faire. Tu veux rester ainsi, reste ainsi et puis c'est tout.

Pourquoi ? Parce que... C'est ainsi. Les choses sont ainsi faîtes, tu ne peux rien changer, ça changera tout seul que tu le veuilles ou non. 

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Rédigé par Sév

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Publié le 23 Septembre 2007

Ma réalité,

La mienne se construit à chaque instant. Une porte ouverte vers un autre monde, celui bâtit à ma façon. Il est proche du vôtre, rien d'extraordinaire. Il est un doux oreiller où ma tête aime se poser, les pensées prennent leur envole. Rien ne s'encombre, tout est fluide. Cet ailleurs me protège de cette folie, celle d'ici. Entre deux mondes, ni la vie, ni la mort, un saut qui me maintient entre. Je ne peux rester sans m'enfuir, ne serait-ce qu'un court instant, le temps de prendre une bouffée d'air. Ce décor n'est en rien fixe, intouchable, il ne peut être brisé, ni exploité. Un monde où personne ne peut rentrer, ni saccager. Ma planète, celle qui me maintient à la vôtre.

Je ne peux vivre sans m'échapper ; Je ne peux non plus rester cloîtrée définitivement dans cette bulle. L'un ne va pas sans l'autre, mais le vôtre me chamboule trop, il me ramène à ce dont je fuis, je ne peux l'éviter. Je ne pourrais jamais me poser sur votre planète en paix, j'ai besoin de respirer, de me retrouver dans cette coquille, sans que vous puissiez m'atteindre.
Je ne pourrais jamais vivre comme vous autres, avec tout le monde à la fois, sereinement, au milieu de nul part. Partout où je vais, seule ou pas, il y aura toujours ses sentiments qui me diront "T'es là, mais tu ne le devrais pas". Ils me colleront jusqu'à la fin de ma vie, celle dont je suis accrochée, sans savoir vraiment pourquoi.
Il n'y a pas de raison à tout, ni réponse à tout. Vivre pour vivre, tout simplement, si seulement cette cervelle pouvait s'arrêter de tourner. Les sentiments, les pensées... Difficile de tout gérer. Les animaux ne se posent pas tant de questions, ils vivent tout simplement, leur instinct est leur guide.
Pourquoi nous a-t-on infligé une conscience et comme si ça ne suffisait pas nous nous trimballons l'autre son conjoint qui est incon. A quoi nous servons, nous humain sur cette planète ? Quand tu te sens bien nul part, tu reviens à ce qui est primaire. Tu fais attention à chaque détail, tu oublies ses autres, tu restes vigilant. 
Tu regardes la pluie tomber, tu observes le sol sans savoir pourquoi, pendant des heures. Comme un automate tu es là et tu ne sais pas pourquoi. Tu cherches la moindre attache. Tu restes à la même place, comme sur un peloton d'exécution, tout en essayant de garder la tête sur les épaules, mais tu ne sais toujours pas pourquoi. Tu penses, tu fais, sans savoir, sans t'en rendre compte. Tu existes.           

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Rédigé par Sév

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Publié le 18 Septembre 2007

Quand je ne vais pas bien, j'ai toujours cette impression que je vais me prendre une décharge, que je fais mal, comme si j'avais choisi cet état. J'ai envie de me cacher dans un trou de souris. J'essaie de me dire que ça va, je me fais encore des idées. J'essaie de me convaincre d'aller bien. 
Comme sur une télécommande, tu zappes, mais rien à faire... Plus tu insistes, plus la douleur s'intensifie et plus le malaise se fait sentir. 
Je m'en veux de ne pas aller bien, un sentiment de honte l'accompagne, suivi de la peur. La peur de me laisser envahir, de ne plus rien contrôler. Ses émotions sont si brèves et intenses que l'extérieur devient danger. Je ne peux plus rien accueillir, je sature, je stresse.

Quand je me sens pas mal, je suis perdue, angoissée de ses choses externes, peur des imprévues, peur d'aller mal. Je ne me sens pas bien, mais presque mal. Je ne suis pas tranquille, comme si tout allait me tomber dessus. J'observe tout dans les moindres détails, je me méfie et je suis sur la défensive.

Quand je vais mal, ça ne va pas et quand je vais pas mal non plus. Je suis complètement paumée à force de me persuader de ci de là, je ne sais même plus me dire comment je vais. Ca me perturbe, je ne sais plus. 
Je me voile sans arrêt la face, j'ai toujours peur de la réaction des gens même quand il y a personne. Je dois aller bien, je ne dois pas être mal ; Je vais bien, c'est pas bien. J'en perds la boussole, je n'arrive plus à m'écouter sans qu'une seconde voix derrière me torture. J'ai sans arrêt honte, peur de comment je suis. J'étouffe, je ne sais plus être, sans me ronger de culpabilité. Je me sens de trop même seule.

Je me donne le tournis.

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Rédigé par Sév

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Publié le 10 Septembre 2007

Il y a des périodes comme les saisons, où tout se confond et fuse. Mon cerveau fait un marathon, je pense sans arrêt à tout, ça va de la vie à la mort. Je ne sais pas ce qu'est ce binz, mais cela fuse. Je vais encore me ramasser des réflexions genre "sort de ton trou", "t'es en vie plains-toi" et j'en passe mais, peu importe. Je parle à mon étoile, je me contre fou de votre moral ou remarques de basse-cour, ce n'est pas ça qui me sauvera.

Ces jours-ci je pense à ma vie, ce n'est pas un film qui se déroule dans ma tête, non. Je me  demande qu'est-ce qui peut changer les choses et changer vers quoi ? Il y a toujours ce changement que je déteste et que je fuis, donc je le laisse de côté. Les choses finiront bien par changer toute seules.

Je n'ai jamais demandé d'être ici, en vie, j'y suis, j'y reste. Ma période je veux crever est passée, je l'ai dépassée, 10 ans pour l'éponger, elle est bien derrière.
Maintenant, je suis à ce niveau où j'accepte de vivre peu importe les gamelles que je vais me ramasser et cette fois-ci sans ses putains de cachés qui t'endorment le cerveau. Qu'est-ce que j'ai à perdre ? Rien.
Ma vie est un fiasco, une ruine, un désert. J'existe mais, je ne vis pas, j'en suis à ce stade, mais j'accepte cette vie. Je sais que j'ai un blème, je ne m'accepte pas et j'accepte rien des autres. Je perds mes moyens en votre présence ; Il y a trop d'émotions qui remuent dans cet intérieur. Ça cogne, c'est insupportable, j'en perds la raison. Je sature mais, pas qu'en votre présence, seule aussi, j'ai toujours ses sensations lourdes qui me collent à la peau, ce malaise, ce besoin de me faire mal.

J'existe bien. Pourquoi nous avons une conscience ? Nous sommes vraiment des humains compliqués.

Si je renie mes sentiments, ils me cognent. Je déteste avoir la poitrine qui se déchire en voyant un oiseau mort ou alors je reste figée devant un insecte, impossible de l'écraser, je suis comme hypnotisée. Je ne peux enlever la vie à qui que ce soit, même à une mouche, ce geste m'est insupportable.

Par contre, je ne peux m'empêcher de me faire mal, de me rabaisser. Ses sentiments haineux me suivent sans cesse, me torturent et me font peur. Je sais mes limites, mais quand l'intérieur se réveille, elles sont vite dépassées, oubliées. C'est un besoin, j'ai besoin pour vivre de cette violence, de prendre possession de mon être en l'écrasant, je ne peux faire autrement, c'est comme ça. Il y a une autre partie de moi qui hait ce fiasco et qui sommeille, l'amour. Vous autres vous réveillez cette partie et forcément il y a guerre entre ses deux sentiments : haine, amour. Et là je perds mes moyens, c'est trop le bordel.

Je ne comprends pas tout, c'est compliqué, mais je ne supporte pas de recevoir. Impossible que l'autre me donne sans que tout se bouscule. L'intérieur devient bataillant, je ne supporte pas cette souffrance et là je vais la taire en me faisant davantage mal. Je vais m'effacer, aller retrouver cette solitude et m'en prendre à moi-même. Stop.

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Rédigé par Sév

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