La Terre S'Effondre
Publié le 6 Octobre 2007
Il faut savoir que j'ai une frousse bleue de l'eau, depuis toujours. En primaire, nous avions des séances de piscine, je n'ai jamais réussi à être à
l'aise dans l'eau même dans le petit bassin et la tête sous l'eau c'est l'hystérie qui m'envahit, j'ai l'impression d'étouffer et d'être enfermée dans un bloc.
Cette nuit, j'ai été servie, cette eau se trouvait partout sous mes pieds.
J'étais en pleine campagne, un lieu inconnu, mais apparemment j'habitais là. Je n'étais pas seule, se trouvait dans une vieille maison un vieil homme, près d'un feu en fonte. Je n'ai pas bien vu son visage, mais ses cheveux étaient gris et il me semble qu'il avait une barbe affinée. Il se tenait assis avec une canne en bois.
A nos pieds, le sol commençait à se fissurer et puis les crevasses laissaient place à quelques trous. Je me suis approchée à l'un d'eux et ils
étaient remplis d'eau. La peur m'envahissait, en dessous de nous se trouvait de l'eau et le sol se fissurait. J'étais angoissée et le vieil homme restait paisible à regarder son feu. Je regarde à
mon tour ce feu et là je me dis : "Il est trop lourd, ce poids va fissurer davantage le sol", je jette mon regard sur cet homme et il me lance : "C'est tout ce qui me reste.".
Je décide de sortir de cette bâtisse. Dehors le sol était aussi crevassé et cette eau apparaissait dans ses trous. Je vais plus loin sur un chemin, affolée devant l'ampleur de cette catastrophe.
Bientôt ce sol allait succomber. Je regarde le bas côté de la route, la terre se mît à bouger et très vite se forma un ravin. J'entends soudain venant de nulle part, une info, comme si j'étais
devant une radio. Cette voix disait que la situation n'allait pas en s'améliorant et qu'ils ne pouvaient rien stopper.
Je fais demi-tour et retourne vite sur les lieux, inquiète pour ce vieil homme. Je rentre et là je vois de dos une silhouette d'homme qui maintenait une sorte de momie recroquevillée sur
elle-même et toute raide, elle était sombre mais c'était une fille avec de longs cheveux bruns. Une voix me dit, celle de cet homme : "Il faut la brûler, c'est la tradition". Il s'avance
vers la cheminée, son corps était bien droit et non cambrée, ce n'était donc pas ce vieil homme.
Je ne comprenais plus rien, tout était incompréhensif : ce lieu, ces personnages, cette situation.
Boum ! Réveil. Je suis toujours en vie.
