Autour Des Cas
Publié le 28 Octobre 2007
Je me sens souvent décalée à ce qui m’entoure et cette toile me permet un peu de souffler et de me poser. Plus j’avance dans le temps, plus j’ai l’impression que toutes nouvelles choses ou évènements venus sont épreuves à surmonter. J’avance sur une route où tout à son importance, où l’indifférence n’a pas de place. J’aimerais pourtant envoyer paître ce qui me dérange et en même temps je ne peux renier mes racines ou ce qui m’entoure.
Ces situations sont "Olé Olé" et le plus difficile reste ces sentiments qui souvent mitraillent l’intérieur d’une t’elle puissance que vite tu perdrais pieds. Difficile d’être envahie de la sorte, le corps et l’esprit ne suivent pas tout le temps et toi tu es conscient de tout ce raffut. J’ai souvent envie dans ses moments là de me cogner, de me faire mal physiquement ou mentalement afin d’oublier ses étrangers qui sont rentrés sans prévenir et sans crier garde. Prendre le dessus sur ses intrus, avoir le contrôle sur ce que je ressens, même si ce n’est de courte durée.
Difficile de s’écouter, souvent je me considère comme une aliène par rapport à ce m’entoure, de ne pas être comprise et
d’être en trop. Ces sentiments, je les trimballerais jusque la fin, je me dois d’avancer avec sans péter les plombs et surtout sans déranger ce monde extérieur.
« Ce n’est rien, cela va passer, arrête un peu, oublie… », je renie, je cache, j’enfuis et puis paf, arrivé à un moment tout sature, tout devient danger, une situation à traverser avec
un sac de plombs sur le dos, où toutes nouvelles choses est ressenties d’une puissance qu’il m’est impossible de passer à côté. Décalée je suis et prête à péter une durite à tout instant, le prix
à payer quand pendant des années tu t’es reniée et oubliée. Je ne suis plus maître de ce que je suis, j’agis, je pense en survie et ici je me pose, je souffle un peu.
Je ne sais pas jusqu’où tout ça va me mener et pourquoi j’en suis arrivée là. Peut-être aussi que si toutes questions
avaient réponses bien précises, les interrogations prendraient fin, tout comme cette vie, aussi brièvement. Avance dans l’incertitude où rien ne tient en place.
