Et Tant Dû

Publié le 19 Mai 2008

Ce n’est en rien facile, ni même difficile de vivre, mais qu’est ce que vivre ?
Parce que vois-tu, là je vis et je suis une épave. Je suis mes envies de destructions et en plus je choisis le moment. Le faire en secret me donne un certain pouvoir, je choisis mon sors, je m’écoute, en quelque sorte ça me soulage. Je suis lâche de parler ainsi alors que je n’ai pas tout mon esprit, mais je ne sais plus, je ne tiens plus, j’en ai plus qu’assez de me construire pour être par la suite démolie. Je ne sais même pas écrire ce que je ressens au plus profond sans m’en foutre plein la gueule. Tu vois en fait, je suis une bâclée, je n’arrive même pas moi-même à m’accepter alors comment veux-tu être acceptée des autres ? 

D’un côté je m’en veux de me raturer de la sorte et de l’autre ça me fait un bien fou de me laisser aller dans cette dérive, il n’y a aucun effort et c’est sans déplaire à mes pro-géniteurs qui ne demandent pas mieux. Je ne sais pas ce que dame Nature à penser le jour où elle m’a sauvée, mais je suis incapable de lui en vouloir tout comme à ceux qui m’ont pondu, je ne vais certainement pas vous dire Merci non plus, car je ne serais de quoi et je ne me sens pas redevable.

Je ne sais pas pourquoi je suis ici, je ne vais pas non plus m’en plaindre et je me fous de savoir si c’est une chance ou une malchance, comme je me fous de demain.


Comment avoir sa place dans ce monde quand chaque instant passé et vécu est un rejet de soi ?
C’est une grande douleur, à côté de ça avoir mal aux dents ou aux tripes n’est rien. Quand l’intérieur est sans arrêt en ébullition, autour de toi c’est vide ; Tu marches sur un fil à chaque jour qui passe sans savoir où tu vas, ni même si tu vas quelque part et autour tu ne vois que du vide. Malgré la hauteur, le vertige, la peur de mourir, l’envie de tout arrêter te colle à la peau.
Pourquoi continuer ? Aucune réponse valable, aucune ne vient affirmer toutes ces questions sur le sens de la vie et de ton existence et pourtant tu ne veux pas que tout s’arrête, pas encore.

Et ça continue, tu montes, tu descends, un va et vient, de quoi donner le tournis, de quoi être abasourdie.


Il n’y a pas qu’une sorte de souffrance, elle n’est jamais la même, cette salope change toujours de face pour mieux te surprendre. Tu ne sais jamais comment tu vas la vivre et pourquoi elle vient comme ça sans prévenir, pourquoi elle cogne tant ?

Je crois que je suis maso, quand ce ne sont pas les autres qui me font souffrir, c’est moi-même qui appelle cette douleur. Un comble, un appel, elle vient aussi vite sans aucun effort. Quoi de plus facile que la destruction ? Encore un lien, même si celui-ci est en contre sens, il va dans celui de la haine qui n’est pas sans amour.

Je m’en veux d’avantage de m’aimer ou de me rejeter ainsi et je ne veux pas me justifier, je n’ai aucune excuse et j’aimerais cesser de comprendre.

J’ai l’age adulte, je suis seule responsable de moi-même.

Rédigé par Sév

Publié dans #Vous Autres

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