Félix À La Maison
Publié le 5 Novembre 2008
Mon Loul
ou est rentré. Il était bien à la clinique, j’ai été voir son petit coin. Il était dans une cabane sous les lampes
chauffantes avec de l’eau et de la viande, mais il n’avait pas encore décidé de manger. C’est encore tôt, il est sous l’effet de la morphine de ce matin et cela fait que 24 heures que l’opération
est terminée. Et bien la première chose qu’il a fait en arrivant, c’est de sauter dans sa gamelle et
manger et il en redemande !
Il est rassuré d’être rentré et je suis rassurée de le voir sans souffrance. Hier au soir, je n’arrivais pas à aller dormir, sa présence me manquait trop. Le soir, c’est lui qui vient me chercher pour descendre, c’est lui qui me réclame son pâté avant d’aller dormir. Je reste bien ½ heure avec lui dans la cuisine. On se regarde de longues minutes, on échange notre tendresse et dans le murmure de quelques mots, on va dodo. C’est notre rituel depuis bientôt 7 ans.
Hier au soir, j’appréhendais de descendre, de me retrouver seule face à son absence. J’étais mal de le savoir
là-bas en souffrance, perdu loin de sa maison. Je ne savais retenir les larmes, qui faisaient ruisseau. J’avais mal de le savoir loin de moi, j’avais mal pour lui.
J’ai repensé à cette mésaventure, comme un film tout a défilé. Je pensais à une foulure, j’ai laissé passer et ça c’est empiré sans que je me doute que ça allait prendre une telle
ampleur. Jusqu’au bout nous l’avons soigné, jusqu’au bout nous avons cru sauver sa patte et puis…
Il est toujours là, courageux et jusqu’à l’éternité je continuerai à l’aimer, car je l’aime encore plus. Avec toutes ces épreuves, mon amour pour lui est resté intact, il ne cesse de grandir, il
me fait avancer et ne cesse de me surprendre. J’ai souvent peur d’aimer, peur de souffrir et de perdre, mais je ne peux vivre sans aimer… L’amour est plus fort que tout, il ne meurt jamais, il
est beau et grand.
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