Elle Nous Frôle Cette Misère
Publié le 25 Février 2007
Quand tu vois un homme ayant faim, vêtu de vieux vêtements, sans toit dans la rue que ressens-tu ? Nous réagissons différemment a la souffrance des autres, la plus part du temps elle nous renvoie à la notre, à nos peurs… Durant un voyage scolaire, en primaire, nous sommes allés à Paris, voir la grande dame, et ce qui m’avait frappé c’était ses gens mendiant dans la rue, les passants qui y prêtaient a peine attention. L’indifférence de la souffrance d’autrui, du désespoir. En ville, ont-ils sans doute l’habitude de la croiser régulièrement. Ils se sont peut être fait une raison ? On ne peut non plus porter toute la misère du monde sur nos épaules, oui…
Des regards se détournaient, de peurs sans doute, de honte… S’approcher de cette personne, si seulement le courage était là, où le trouver ? Que vais-je bien pouvoir lui dire ? Son regard attristé, perdu… chamboule. Un sourire lui donnerait sans doute un peu de réconfort. Comment donner se sourire alors que tu as la gorge nouée de peine, de peur ? Chaque regard détourné lui renvoie sans doute une honte, une gène… Comment ne pas se culpabiliser ? Si au moins je lui donne ne serait-ce qu’un bonjour, ca lui donnerait un peu de baume au cœur ? Comment en avoir le courage ? Comment ne pas lui montrer ma gêne ? Et pourquoi je lui cacherais mon mal aise ? Ses choses là se sentent avant de se voir, pas besoin de mots. Nous sommes peut-être dans la même situation ? Moi honte de ce que je ressent, lui gêné de ce qu’il est devenu ou de ce qu’il représente, ce dont nous fuyons et pourtant… demain toi aussi tu peux perdre ton boulot, ta vie sentimentale peux virer au cauchemar, demain tu peux te retrouver sans rien, tu peux perdre la force de te battre, ce qui te fait lever le matin.
J’ai beau dire tout ça, je n’ai toujours pas trouvé la force de regarder la misère droit devant, sans baisser le regard…
