Je Me Tais

Publié le 25 Juillet 2007

Il imagine que dans cette prison, j'ai peur. En fait, je suis plutôt rassurée dans ce lieu dessous la terre. Comme un cocon, je suis entre ses murs, cette pièce assez grande pour me poser. Une petite fenêtre laisse apparaître le jour, juste pour casser ce noir que je déteste. Je me sens encore mieux que dehors et tu croyais que j'allais avoir peur. J'ai assez pour me forger mon petit monde et me laisser ainsi divaguer. 
Je ne crierais pas, pas une larme je verserais. Ma peur je l'ai mis de côté, ma haine je l'ai oublié. Je rentre dans mon imaginaire, là où personne ne peut me trouver, là où vous ne pouvez pas m'atteindre. J'ai oublié le temps qu'il fait, je ne pense plus à rien, je ne sais plus où je suis, ni à quel moment de la journée je me trouve. J'ai tout oublié, je ne ressens plus rien, je ne dis plus rien. Je m'en vais loin, jusqu'à tout oublié, jusqu'à m'effacer. 
Je ne cherche rien, je ne sais pas pourquoi je suis là. Je laisse le temps faire son travail, je le laisse me guider. Plus rien n'a d'importance, je ne cherche plus à comprendre puisque seul le mensonge a pris place. Il y aura toujours ce sentiment d'incompréhension qui me collera à la peau. Je ne broncherais pas, je ne contredirais pas, je ne laisse rien apparaître. 
Ce que je ne pourrais pas retenir, les renverra à leurs peurs, à leurs frustrations et j'en prendrais plein la face. Je ne dirais rien, je vais me terrer sagement.

Rédigé par Sév

Publié dans #Vous Autres

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