Vous Servez A Quoi ?
Publié le 18 Février 2007
Difficile de tisser des liens avec autrui, quand ceux de soi sont tous noués de nœuds. C’est un sacré bordel ses relations que nous avons avec soi et les autres. Perso, j’ai du mal à capter tout.
Si je devais définir l’amitié, elle serait construite de confiance, d’échange, de partage, de réconfort, comme dans les comtes de fées, tout est ainsi rose. Seulement en pratique c’est autre chose, tu emmènes avec toi ton histoire et celui de l’autre et on se touille … (J’adore ce mot). Ce qui fait que ca fonctionne ou pas, ou un temps et puis après plus rien. J’entend les gens souvent se dire : " j’ai plein d’amis, c’est pas ce qui me manque… " ou encore " t’as pas d’amis toi ? comment ca se fait ? ". Sans blague ? Le cliché habituel… T’as pas d’amis donc t’es quelqu’un de bizarre, de non fréquentable. Vite les préjugés balancent. Mais pourquoi s’entourer de gens et faire semblant que tout va bien ?
Entretenir une relation basée sur l’idéal et à coup sur se ramasser des coups de pelles, n’est-il pas de l’ordre du conflit ? Tant que la paix intérieure n’est pas, je pense pas qu’avec les autres se soient des relations stables… ou peut-être basées sur le semblant, ca serait plutôt modeler l’autre à son image, le prendre pour un idéal, celui qu’on aimerait bien qu’il soit et donc n’est pas celui qu’il est vraiment. C’est d’ailleurs ce qui se passe au tout début des relations tel qu’elles soient. Soit tu te résignes a perdre cette rêverie venant de la personne et tu commences à l’accepter tel qu’elle est, soit tu continues à projeter tes désirs sur elle, à bâtir une relation sur des semblants, sur des "paraîtres" et tôt ou tard tu te retrouves face a un inconnu et c’est la chute… Comme ça, ca paraît évident, comme d’habitude t’as beau être un médecin, connaître les remèdes, rien ne t’empêche de tomber malade. Quoi de plus difficile les relations que nous avons avec les autres. Faut-il encore savoir balayer devant chez soi avant d’aller voir ce qui se passe chez le voisin.
Un jour ou l’autre, tu te retrouves face a toi-même, ce qui est passé inaperçu ou que tu as voulu enfouir te rattrape, et ca explose, toute relation est devenue source de conflit, de tension… forcément puisque tu n’inspires plus que ça. L’insupportable absence réapparait, tout est excuse a semer la zizanie, même en le sachant, tu ne peux empêcher ça. Mais que ce passe t’il donc ? Que faut-il pour que cette douleur cesse de te poignarder sans cesse ? CASSER toute relation, t’isoler, ne plus voir personne, inconsciemment ou pas, c’est à ceci que ça aboutit. Et je reste là, à regarder se désastre sans savoir agir, ou bien encore a continuer d’avantage de creuser se trou dans lequel je m’enterre.
Maintenant qu’il y a plus personne, je ne peux que regarder devant ma porte.
